Numérisation des routes : la voie vers des routes intelligentes

Actuellement, les grandes contributions technologiques touchent tous les secteurs de l’économie. Comme il ne pouvait en être autrement, la numérisation a également atteint les infrastructures de transport, y compris les routes. Voyons maintenant quels sont les aspects les plus remarquables.

Du projet initial à la phase d’exploitation et de maintenance, des logiciels et des méthodologies de construction d’avant-garde (BIM) sont désormais utilisés pour réduire les coûts, les délais et les risques, ce qui augmente la qualité du travail. Cependant, malgré tout ce développement technologique, la présence de l’homme est toujours nécessaire tout au long du cycle de vie d’une route, de la conception à la réhabilitation ou au démantèlement, afin de contrôler et de garantir le bon déroulement de toutes les phases. Le rôle de l’ingénieur est (et sera) essentiel à cet égard.

Les voitures électriques et écologiques

Il est clair que les principaux développements technologiques liés à la route ont lieu en ce qui concerne le véhicule électrique et écologique. Cependant, des développements intéressants ont également lieu dans le domaine des infrastructures routières qui définiront l’avenir des routes. Par exemple, la première autoroute électrique est en service en Suède depuis un certain temps déjà, où les camions sont actionnés par un pantographe comme s’ils étaient des rails. Son succès est tel que la société allemande Siemens a annoncé la construction de 10 kilomètres de ce type de route dans la nation allemande.

Une autre innovation majeure est liée à la sécurité dans les zones urbaines. Récemment, vous avez reçu des nouvelles concernant la mise en œuvre de systèmes intelligents pour le passage des piétons à Londres, basés sur l’installation de feux à LED sur la chaussée.

L’année dernière, la France a inauguré un tronçon de route avec un revêtement spécial composé de petits panneaux photovoltaïques, ou comment certaines entreprises technologiques entendent utiliser les “Big Data” et l’intelligence artificielle pour gérer les incidents, détourner le trafic ou personnaliser la signalisation des panneaux commerciaux à proximité des routes, un véritable défi.

Il ne fait aucun doute que les routes de l’avenir seront dotées d’une certaine intelligence, mais comprenons celle-ci comme un moyen d’atteindre une fin et non comme une caractéristique intrinsèque de l’infrastructure qui, au contraire, appartient aux gens. Ainsi, la route intelligente est un ensemble de systèmes qui utilisent leur “intelligence” pour améliorer la sécurité routière et contribuer à l’environnement grâce à une consommation plus efficace.

C’est sur ce dernier aspect que travaillent actuellement les voitures électriques, dont le but ultime est d’obtenir l’indépendance vis-à-vis des combustibles fossiles. Les routes du futur seront donc chargées d’améliorer les conditions de sécurité de tous les acteurs de la circulation.

Comment conduire les véhicules via internet ?

En ce qui concerne la connexion des véhicules aux routes du futur, il faut noter qu’il existe déjà quelques exemples de voitures avec une connexion internet, qui génèrent une énorme quantité d’informations qui doivent être traitées et traitées avec soin. L’analyse des données fournira des statistiques sur l’utilisation du réseau routier par les conducteurs, ce qui sera utile pour améliorer, une fois encore, la sécurité routière de l’environnement. Cela est également utile pour connaître l’état du trafic en temps réel, signaler immédiatement les incidents ou éviter les accidents de la route grâce au freinage automatique des véhicules.

Inonder les routes de capteurs, de caméras et d’autres objets technologiques ne fera que justifier cette transformation vers le numérique, ce qui créera sans aucun doute un scénario favorable au succès commercial des véhicules autonomes. Ces dernières ont déjà été testées avec des garanties et ne tarderont pas à être vues dans les rues des villes.

Des études indiquent que le facteur humain est présent dans 90% des accidents de la route. Le véhicule autonome promet de réduire considérablement ce chiffre, puisque le conducteur n’intervient pratiquement pas dans la circulation, ce qui génère une certaine méfiance chez les usagers : 51,85 e Espagnol ne monterait pas dans une voiture à conduite autonome.

Malgré cela, la voiture autonome sera un avant et un après dans le développement des routes intelligentes, étant donné son haut niveau d’interaction avec l’infrastructure routière. Certains constructeurs, tels que Toyota ou Nissan, travaillent dans ce domaine depuis des années et leurs résultats inspirent déjà une certaine conviction dans la population : parmi les utilisateurs favorables au véhicule autonome, 95% admettent être prêts à l’utiliser immédiatement.

Il faudra donc attendre son plein développement et voir ce que les nouvelles technologies peuvent apporter au développement des routes. En ce moment, les attentes sont fascinantes.