Les bloqueurs TNF tuberculose : une question très pertinente

Avec l’introduction du Bloqueur TNF tuberculose, une étape importante a été franchie dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et de la polyarthrite rhumatoïde. Un inconvénient de l’immunothérapie hautement efficace est que la tuberculose dormante peut être réactivée chez les patients. Ce qui explique, pourquoi une infection latente par la bactérie de la tuberculose doit être exclue en temps utile avant l’administration de l’agent biologique. Aussi, parce qu’une maladie active est considérée comme une contre-indication absolue à l’administration d’inhibiteurs du TNF (inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale) jusqu’à la guérison complète.

Dépistage minutieux de la tuberculose obligatoire

Selon les directives thérapeutiques, le dépistage des infections trouvées chez les patients doit consister en une analyse approfondie comprenant : un examen clinique, une radiographie du thorax et un test de confirmation. En raison des résultats souvent faux positifs ou faux négatifs, le test cutané à la tuberculine est maintenant généralement remplacé par un test sanguin interféron-gamma très spécifique.

En cas d’infection, le blocage du Bloqueur TNF tuberculose par l’infliximab et des agents comparables doit être précédé d’un traitement tuberculostatique. Dans le cas de la tuberculose active, il s’agit généralement d’une thérapie complexe de six mois, avec plusieurs substances actives combinées. Et dans le cas d’une infection tuberculeuse latente, la chimioprévention au sens d’une administration d’isoniazide pendant neuf mois.

Faites attention aux symptômes même après la thérapie !

En raison des effets de l’immunosuppresseur, les patients doivent également être soigneusement surveillés et éduqués pendant et jusqu’à 12 mois après le traitement contre la tuberculose (TB) et d’autres maladies infectieuses. Dans ce cas, il est particulièrement important de détecter des symptômes tels que la fièvre, les sueurs nocturnes, la perte de poids, la toux ou la faiblesse générale. La forme extra pulmonaire fréquente devrait également rester au centre de l’attention.

Selon les données épidémiologiques, le risque de tuberculose chez les patients immunodéprimés est au moins 5 fois plus élevé que dans les groupes non traités. Pourtant, il peut être nettement plus élevé dans certains groupes de population comme les migrants…

Augmentation significative du nombre de personnes infectées

En raison de la mondialisation et des migrations mondiales, les effets la tuberculose a depuis longtemps cessé d’être un problème exclusif aux pays émergents et en développement. Bien que l’Allemagne soit toujours considérée comme un pays à faible incidence, la longue tendance à la baisse a été inversée ces dernières années. L’immigration et l’augmentation du nombre de réfugiés depuis 2015 jouent un rôle majeur à cet égard

Les experts supposent que plus de 50 cas de la maladie en Allemagne touchent des personnes qui ne sont pas nées dans ce pays. Autrement dit, le risque de tuberculose chez les étrangers et les personnes issues de l’immigration est presque six fois plus élevé que dans la population d’origine. Il est d’ailleurs toujours deux fois plus élevé chez les migrants de la deuxième génération ! Pourtant, comparativement, peu d’immigrants viennent des pays à forte incidence d’immigration d’Afrique centrale, d’Afrique du Sud et d’Extrême-Orient, comme l’Indonésie, l’Inde, la Chine et le Bangladesh.

De nombreuses personnes touchées, en Europe de l’Est et des anciens États de la CEI

En Allemagne, ce sont plutôt les États successeurs de l’ancienne Union soviétique comme la Russie, l’Ukraine, le Kazakhstan, l’Arménie, etc, dont provient une proportion importante de migrants, ainsi que la Roumanie, la Bulgarie et d’autres pays d’Europe de l’Est. Dans toutes ces régions, le nombre des patients infectés par la tuberculose est comparativement élevé.

Des chiffres de prévalence supérieurs à la moyenne peuvent également être trouvés dans les pays d’origine du nombre actuellement croissant de demandeurs d’asile entrant dans le pays, en particulier : en Afghanistan, au Pakistan et en Érythrée. Et même si les chiffres de la maladie chez les Syriens, les Iraniens, les Irakiens et d’autres groupes ethniques ne sont pas aussi élevés, il est largement prouvé que les effets de la précarité des conditions de vie en fuite. Le logement en masse et le contact étroit avec les personnes infectées peuvent accroître encore le risque de tuberculose dans le pays cible.

L’histoire médicale de grande importance

Et même, les effets du passé joue encore un rôle. Par exemple, lors des grandes vagues de réfugiés dues aux guerres yougoslaves dans les années 1990, on a constaté une forte augmentation du nombre de tuberculeux. Aussi, les anciens travailleurs invités de Turquie, dans une moindre mesure également d’autres pays d’Europe du Sud, ont été plus souvent touchés que les Allemands.

Chez ces personnes, il faut généralement moins d’attention à une maladie active. Néanmoins, statistiquement parlant, il y avait un contact plus fréquent avec l’agent pathogène dans ces groupes et donc peut-être aussi des formes latentes plus fréquentes. Par exemple, dans le sens d’une tuberculose survivante mais non traitée avec des nodules calcifiés, des callosités pleurales ou une fibrose de l’apex sur l’image radiographique. Dans ce cas également, un traitement antituberculeux prophylactique serait indiqué avant l’inhibition du bloqueur TNF tuberculose par le médicament.

Le diagnostic reste un défi

Et cela reste complexe. En outre, c’est précisément dans la région européenne que l’on observe le taux le plus élevé au monde de tuberculose multirésistante (TB-MR). Dans le même temps, de nombreuses personnes originaires d’autres pays ainsi que des autochtones plus âgés, contrairement aux jeunes Allemands, sont encore souvent vaccinés contre la tuberculose. Ce qui est, bien sûr, pertinent pour évaluer le profil de risque.

Il est difficile d’obtenir des chiffres précis et actualisés sur la tuberculose. De ce fait, il faut souvent faire preuve de prudence en raison du nombre de cas et des patients non enregistrés et des symptômes souvent non spécifiques.

Il reste important d’avoir les patients présents en cas de thérapie anti-TNF nécessaire et de garder un œil sur le profil de risque individuel en plus des tests standardisés. Cela est particulièrement pertinent si les résultats des tests, les symptômes et les antécédents médicaux ne correspondent pas vraiment dans les cas individuels et suscitent des doutes.

En fin de compte, le risque de tuberculose reste gérable, même pour les habitants des régions en question. Toutefois, l’apparition de la tuberculose est l’un des plus grands dangers du blocus du TNF. Ainsi, il est important de rester vigilant en tenant compte de la situation personnelle et de l’origine des patients. D’identifier ceux qui ont besoin d’une thérapie antituberculeuse avant de les traiter avec l’infliximab et autres.

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