Découvrir l’art des années 20

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Publié le : 28 août 20206 mins de lecture

Après la pluie de bombardements, de batailles, de souffrance durant la Grande Guerre, le monde accueillait à vive voix le beau temps de bonheur, de repos et d’innovations. Cette période, débutant vers 1919, et expirant avec le crash boursier de 1929, est l’incarnation de ce que c’est que la joie de vivre, la liberté. De nombreuses facettes de cette histoire sans fin doivent être immortalisées. En voici quelques-unes.

Les années folles : l’histoire interminable

C’est une réaction très compréhensible de la part d’un pays où la guerre n’a pas fait que passer. Les Français, et tout le monde occidental devaient à tout prix extérioriser leurs peines, leurs souffrances, leurs angoisses, la sensation d’emprisonnement qui les enchaînaient pendant ces quatre dernières années. Comme toute équipe célébrant une victoire, comme toute entreprise après de longs travaux, les gens deviennent de grands fêtards et utilisent tous les moyens pour manifester leur joie et leur liberté.

Ce sont les œuvres, les tenues vestimentaires, les fêtes et spectacles… de toutes les sortes qui ont marqué la singularité de cette décennie : d’où son nom « les années folles ». Durant ces époques d’expansion culturelle et artistique, on assiste à de la créativité jusqu’alors sans égale. De nouvelles tendances à la mode aux techniques modernes et architecturales, en passant par la danse, la peinture ainsi que le spectacle, la qualification de ces années de folle se trouve à sa juste place. D’ailleurs, n’hésitez pas à visiter le site du courant de peinture francaise pour découvrir toutes les facettes de cette décennie.

La « garçonne » et toutes ses modes

Le besoin de libération et d’émancipation à l’époque touchait surtout les femmes. L’une des armes les plus utilisées et visiblement la plus réussie était la révolution sur le mode vestimentaire. Le combat faisait totalement changer de look. Les femmes raccourcissaient leurs robes, sans pour autant abuser, en les maintenant un peu plus bas ou à la juste taille du genou. Ces robes sont droites et pour suivre la silhouette du corps, faisant sortir une forme linéaire de la femme. De face comme de profil, la fameuse ligne devait être respectée, nécessitant un port de gaine abdominal et des collants de couleur chair pour le bas. Pour ce qui est de la coiffure, les cheveux courts sont les plus convenables à la bataille. Ils sont coupés au ras au niveau des oreilles et laissent apparaître une frange basse sur le front. La transformation sur la mode devait avoir pour but principal de faire la différence entre les habits – et donc le mode vie – des anciennes générations et ceux de la génération perdue.

Le mouvement « Art Déco »

Ce phénomène pourrait être reconnu comme l’épicentre de l’explosion artistique de cette époque. Partant toujours du même désir d’affolement et de surpassement, le mouvement arrive à changer radicalement le paysage français ainsi que d’autres grandes villes et pays du monde. En effet, c’est bel et bien sur le plan visuel que l’Art Déco a apporté sa contribution aux innovations suite à la Grande Guerre.

Les gens s’enrichissaient de plus en plus (même avant la guerre) et vivaient toujours la vie de manière joyeuse, festive et bien sûr dépensière. Pour montrer à quel point tout le monde était riche, chacun modifiait l’architecture, la peinture et les décorations de sa maison. Non seulement à cause de la richesse, mais aussi et surtout pour le goût du luxe et du glamour, les bonnes idées d’embellissement des designs n’en finissaient jamais. D’ailleurs, ces innovations ont été collectées et ont été présentées à la plus grande exposition de la décennie, à Paris en 1925. On y découvrait l’Art Déco dans tous ses états : mobiliers de forme parallélépipédique, aux angles arrondis, tables rondes ou ovales sur lesquelles les peintures et les sculptures les plus célèbres étaient déposées. Attirant plus de 16 millions de pèlerins à travers le monde, cette exposition représentait l’apogée du mouvement.

Les explosions culturelles

Les images qui fascinaient les yeux partout où on allait étaient l’incarnation des invisibles à travers l’art : l’expressionnisme. Ce courant se servait surtout de l’art, la peinture en particulier, pour véhiculer ses idées. Les gens s’enrichissaient de plus en plus (même avant la guerre) et vivaient toujours la vie de manière joyeuse, festive et bien sûr dépensière. Ils évoquaient également les caractères désastreux et hypocrites du monde et de l’humanité. Les œuvres de Chaïm Soutine (1893-1943), de Marcel Gromaire (1892-1971) ou encore d’Édouard Goerg (1893-1969) font partie de ces fameuses peintures des années folles.

Pour les jeunes fêtards des années 20, les spectacles et les nouvelles danses comblaient parfaitement leur désir de délassement extrême. Les nouveaux pas de danse et les rythmes encore plus actifs et porteurs de bonheur résonnaient dans toutes les salles, sur toutes les scènes. Le Lindy Hop, une fusion entre Charleston, Jazz, et Breakway, faisait danser jusqu’au bout de la nuit. Le Swing s’associait également au Jazz et donnait un rythme vif et ne laissait apparaître que sourire et joie sur les visages. Le Foxtrot, par contre, donnait le temps aux couples de bouger en douceur dans un temps plus lent.

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