Comment prévenir une cystite après un rapport sexuel ?

La cystite

La cystite est une maladie répandue chez les femmes. Selon diverses études internationales, environ 6 femmes sur 10 souffrent de cystite au moins une fois dans leur vie et, dans ce groupe, jusqu’à 80 % des cas surviennent après un rapport sexuel. Les causes sont multiples mais il est possible de prévenir cette pathologie.

Définition de la cystite

La cystite est définie comme une inflammation de la vessie, quelle qu’en soit la cause. On pense généralement que cystite et infection urinaire sont synonymes, mais ce n’est pas tout à fait le cas. La cystite étant une inflammation, l’infection urinaire sous-entend la participation d’un microorganisme, généralement une bactérie. Pour cette raison, il est possible de classer cette maladie en deux catégories :

Cystite infectieuse

La cystite infectieuse est causée par une bactérie, et presque toujours l’Escherichia coli. Ce microorganisme s’infiltre dans les voies urinaires, voyage dans l’urètre et forme des colonies bactériennes qui déclenchent les symptômes de la pathologie.

Cystite non infectieuse

Dans le cas des cystites non infectieuses, on peut distinguer différentes causes à l’origine de la maladie.

  • Corps étrangers : tels que l’utilisation prolongée d’un cathéter ou d’une sonde insérée dans l’urètre.
  • Traitements médicaux : la chimiothérapie peut provoquer une inflammation de la vessie.
  • Substances chimiques : allergie à certains composants présents dans les produits d’hygiène féminine.
  • Radiation : radiothérapie pour le traitement du cancer.
  • Cystite interstitielle : une inflammation inexpliquée, plus difficile à soigner.

 

 

 

 

 

Pourquoi les femmes souffrent de cystite après un rapport sexuel ?

Il est scientifiquement admis que les rapports sexuels et l’utilisation de sextoys favorisent l’apparition de la cystite chez la femme. Il existe une désignation spécifique pour ce type d’infections urinaires liées aux rapports sexuels : la cystite post-coïtale. Au moins cinq causes sous-jacentes ont également été identifiées.

Utilisation des pilules contraceptives

Les femmes qui utilisent des pilules contraceptives modifient leur cycle de menstruation, ce qui perturbe les actions des hormones. Les contraceptifs oraux hormonaux affaiblissent la membrane interne de la vessie, favorisant la colonisation par des bactéries telles que E. coli.

Utilisation des préservatifs

Le matériau des préservatifs, masculins et féminins, peut altérer le tissu des voies urinaires féminines, affaiblissant les défenses et favorisant la multiplication des bactéries. Cette réaction dépend de l’individu car chaque corps réagit de manière spécifique à ces matériaux.

Entrée des bactéries

Les rapports sexuels favorisent l’entrée et la colonisation des bactéries de l’environnement externe vers l’environnement interne des voies urinaires féminines. Le pénis peut les porter ou les mécanismes et les mouvements divers pendant l’acte sexuel.

Hygiène post-coïtale

L’un des paramètres les plus importants à garder à l’esprit est l’hygiène après un rapport sexuel. Lorsque vous n’urinez pas tout de suite après l’acte, les bactéries qui ont réussi à pénétrer ont plus de chances de se maintenir dans la vessie et de se reproduire.

Traumatisme mineur de l’urètre

Les rapports sexuels provoquent des traumatismes mineurs à l’urètre, qui est très court et anatomiquement situé à proximité directe du vagin. La répétition des mouvements durant l’acte affaiblit les voies urinaires féminines, abaissant leurs défenses et favorisant l’entrée de bactéries externes.

Prévention de la cystite après un rapport sexuel

Bien que les rapports sexuels soient un facteur de risque de développer une cystite chez la femme, cela ne signifie pas qu’il faut s’en passer. Il n’est pas nécessaire de stopper l’activité sexuelle ou de l’éviter par crainte de développer une cystite. En adoptant les bonnes précautions, le risque d’infection urinaire est grandement réduit. Le conseil ultime est de vider sa vessie immédiatement après avoir terminé. Ce geste simple permettra d’éliminer les bactéries qui ont à peine pénétré dans la vessie ou l’urètre.

Etant donné que l’urine est poussée vers l’extérieur, elle empêche ces bactéries de commencer leur phase de colonisation. Si cela est possible, la vidange de la vessie avant même le rapport sexuel augmente les capacités de défense du corps. Ce simple conseil doit être associé à une hydratation optimale tout au long de la journée. Boire suffisamment d’eau favorise la production d’urine et rend plus facile la vidange de la vessie, permettant ainsi d’éviter la stagnation ou la rétention d’urine, conditions qui favorisent l’apparition de cystites.